Marseille – Picasso

Du 16 février au 24 juin 2018 à Marseille (en parallèle à la Vieille Charité et au Mucem)

Du Mucem au Centre de la Vieille Charité, Picasso, voyages imaginaires est l’exposition événement des musées de Marseille en 2018. Elle est présentée dans le cadre de la manifestation culturelle internationale Picasso-Méditerranée 2017-2019. Plus de soixante institutions ont imaginé ensemble une programmation autour de l’œuvre « obstinément méditerranéenne* » de Pablo Picasso. À l’initiative du Musée national Picasso-Paris, ce parcours dans la création de l’artiste et dans les lieux qui l’ont inspiré offre une expérience culturelle inédite, souhaitant resserrer les liens entre toutes les rives. (*Jean Leymarie)

Au Mucem – Picasso et les ballets russes

Les liens privilégiés qu’entretient Picasso avec les arts et traditions populaires apparaissent de façon spectaculaire dans son travail de scénographe et de costumier pour la compagnie de Serge Diaghilev, les Ballets russes. Entre 1916 et 1921, Picasso collabore à quatre spectacles pour lesquels il réalise décors et costumes : les ballets Parade (1917), Tricorne (1919), Pulcinella (1920), et Cuadro Flamenco (1921). Cette expérience expose le peintre au langage du corps et de la danse, lui inspirant de nouvelles possibilités formelles, qu’il mêle à des éléments empruntés au théâtre de marionnettes, à la commedia dell’arte, à l’art sacré ou encore au folklore espagnol. Confrontant œuvres de l’artiste (toiles, dessins, esquisses, maquettes, costumes) et objets issus des collections du Mucem, l’exposition montre comment Picasso a su assimiler et réinterpréter les traditions figuratives de son temps, pour les placer au centre d’une nouvelle modernité.

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A la Vieille Charité – Bohème bleue, Afrique fantôme, Amour antique et Orient rêvé

Bohème bleue – Sur les routes de la bohème, Picasso représente les saltimbanques, métaphore d’une jeunesse tantôt teintée de bleu (1901-1904) puis de rose (1904-1906).

Afrique fantôme – La fascination de l’Afrique que lui inspire ses visites du musée du Trocadéro plonge Picasso dans une recherche intérieure menant à la réalisation des Demoiselles d’Avignon (1907) et l’achat à Marseille en 1912 d’un fameux masque Grebo. Un dialogue s’immisce entre les œuvres de l’artiste espagnol et les collections du musée d’Arts Africains, Océaniens, Amérindiens de Marseille.

Amour antique – Après la Première Guerre mondiale l’antiquité retrouvée apparaît comme une nouvelle Renaissance. Dès son premier séjour à Rome en 1917 pour mettre au point les décors et costumes du ballet Parade avec la troupe des ballets Russes, l’antiquité irrigue l’œuvre toute entière de Picasso, jusqu’à ses plus étonnantes transformations d’artiste « Minotaure ». Une confrontation inédite avec les collections du musée d’archéologie de Marseille illustre ce dialogue intemporel.

Orient rêvé – Sur les pas de Ingres et de Delacroix, Picasso explore le goût orientaliste du XIXe siècle. La série des Femmes d’Alger d’après Delacroix (1955) transforme sa dernière épouse Jacqueline en odalisque, héroïne d’un harem imaginaire.

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